Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Collectif Nose – Jeanne Barret, exploratrice travestie

En résidence du 9 au 15 septembre.

Cette création propose le récit de la vie de Jeanne Barret. Cette botaniste du XVIIe est notamment la première femme à avoir fait un tour du monde complet, au nom de la connaissance du vivant. Au travers de cette figure, le Collectif Nose partage ses préocupations quant à l’écologie et l’intolérence grandissante de nos sociétés. C’est la soif de découvrir et de comprendre qui est mise en lumière dans ce spectacle onirique, comique et musical.
Le spectacle est porté par Laurent Franchi, Méloée Ballandras, Florent Burgevin et Maximilien Becq Giraudon.

Né en 2011, le Collectif Nose est initialement issu de comédiens de l’Ecole Departementale de Théâtre du 91. Dans son évolution et au fil des spectacles, il garde 3 lignes directrices : la création, la transmission et l’expérimentation.

 

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation) FAIS PAS GENRE !

Émeline et Stéphanie

Pourrais-je suivre les pas de Rosa Parks, Marie Curie, Simone Veil… ?

Jeune fille ambitieuse, rien ne m’arrêtait. Mon but était de réussir. Je voulais enfin rendre ma famille
fière, me sentir utile, me sentir quelqu’un.
Jeune fille ambitieuse, je rêvais de devenir médecin. C’était le but de ma vie. Si important pour moi
et pour lequel j’aurais tout donné. Il rythmait mes journées, justifiait mes angoisses et me donnait la
force d’avancer.
La place de la femme dans le monde du travail reste un combat et je voulais moi aussi me battre. Je
voulais me prouver, et prouver au monde que j’en étais capable. Tant de femmes ont marqué
l’histoire de notre monde, de Rosa Parks à Marie Curie, de ma mère à Simone Veil, en passant par
Malala Yousafzai. Et pourquoi pas moi ? A mon échelle, pourquoi je n’aiderais pas à changer le
schéma ?
Je voulais montrer à ces hommes et ces femmes que je pouvais le faire. Je voulais participer à
l’abolition de ces clichés, de ces paroles, de ces douloureuses insultes qui rappellent sans cesse aux
femmes que leur place est à la maison, près des enfants, à être aimantes et loin des finances.
Gérer d’une main de maître un travail, un budget, une vie sociale
Ma mère a été seule à m’élever, avec mon frère : j’ai donc eu la chance de voir ma mère sans ces
clichés de la femme qui fait uniquement les courses, les machines, qui aime le rose.
La vie m’a donné cette chance de répondre que oui, une femme peut être le chef d’une maison, peut
gérer d’une main de maître un travail, un budget, une vie sociale et ses deux enfants. Ma mère a su
me montrer que, nous aussi, nous pouvions faire de grandes choses sans la nécessité d’une présence
masculine.
Je me répétais que j’avais des envies, des projets, des rêves. Sans l’avis de personne, juste pour moi,
j’y arriverai. Je croyais en moi. Mes amis me faisaient confiance, et quand je doutais, ils étaient là
pour m’aider. Ma mère m’a toujours encouragée dans mes choix, elle voulait mon bonheur et ne
m’a jamais mis de barrière face à qui j’étais et ce que je voulais.
Une place dans une belle cuisine
Il a suffit d’une lettre, une seule, reçue au début de cette année scolaire, pour m’enlever cette
confiance. Parce qu’il n’y a rien eu dans ma vie de plus décourageant, de plus douloureux que de
recevoir une lettre de mon paternel absent depuis plus de dix ans où il me souhaitait une unique et
seule chose pour ma future vie : réussir à faire de bons gâteaux et bien faire le lit de mon frère chéri
qui va très vite revenir, fatigué par ce beau métier d’homme fort qui pourrait lui coûter la vie. Il n’y a
rien de plus destructeur… Quand l’unique réussite que l’on destine à sa fille, c’est une place dans
une belle cuisine.Un homme qui, il y a bien trop longtemps, m’a tant chérie. Un homme qui a marqué à l’aiguille dans
sa peau mon visage de petite fille angélique. Un homme qui revient dans ma vie après tant d’années,
détruit par la folie de sa boisson, qui m’enlève tout par ses simples mots qui pourtant me font tant
de choses.
Jeune fille ambitieuse, jeune fille malheureuse. Les larmes douces et limpides sur mes joues
dansaient et s’évadaient libres et salées. Dans le doute face à ses mots, je me suis sentie si vide, mon
cœur était meurtri.
Je n’ai pas envie de lui donner cette force, de lui donner raison. Mais quand je doute, ses mots
vibrent encore et je pense malheureusement que pour encore longtemps, ils vibreront. Je m’en veux
que ses mots tournent encore dans ma tête. Mais mon ambition ne mourra pas, je ne lâcherai pas
mes objectifs.

 

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Tania Ceija – « Jaune(s) »

Qu’est-ce que trahir ? Peut-on vivre sans trahir, ne serait-ce que soi-même ? Est-ce que la trahison est seulement blessure ? Humiliation ? Être trahi, n’est-ce pas aussi une chance de liberté, de croissance ?

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Compagnie Racines sur bitume – « Fluctuations passagères »

La compagnie Racines sur Bitume est un lieu de créa(c)tions artistiques diverses qui ont pour particularité de vouloir s’inscrire dans une construction culturelle qui fasse société; à l’inverse de l’art d’élite ou du produit de consommation culturelle (qui semblent respectivement trop déraciné ou trop concrètement au service du marché), ils ont ce rêve de renouer avec un art social au sens où il serait imbriqué dans la construction collective.

La création Fluctuations passagères est une performance au carrefour de plusieurs arts, où interviennent danse contemporaine, vidéo, danse buto et musique (basse et guitare).

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Compagnie Veiculo Longo – « Glissement de Terrain »

Trois individus nous offrent leurs regards sur la ville, leurs rapports au monde.

Ils nous parlent de modes de déplacement, de conquêtes et de déchéances.

Ils nous donnent à voir leurs réactions face aux situations qu’ils vivent, aux événements qu’ils rencontrent.

Leurs contentieux avec la vie, ce qu’ils en font, ce que ça leur fait, ce que ça fait au monde.

Trois figures fortes, affrontant de plein fouet la réalité.

Leurs valeurs, leurs contradictions, l’ironie.

Ce qui les dépasse. Montrer le dépassement.

La sphère réelle, le contexte des choses, des scènes.

La ville de chair et d’os.

Ce spectacle est une forme qui se déplace, qui est vivante.

Cette histoire, ces personnes l’interprètent avec ce qu’elles sont, mais cette histoire ne leur appartient pas directement.

Nous sommes tout cela ensemble.

Nous sommes tous là ensemble.

Pour sa sortie de résidence, la compagnie a fait une belle présentation de leur spectacle en création, sur le parking de la Bonnette de la Queue-lez-Yvelines, devant deux classes du lycée Jean Monnet et une autre présentation devant les habitants de la commune.

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Compagnie ALia – « Un obus dans le cœur »

Appelé d’urgence au chevet de sa mère, Wahab, sur le chemin de l’hôpital, sent monter en lui une colère irrépressible : cri d’angoisse contre la fatalité, cri de culpabilité, douleur de perdre sa mère et celle, plus difficile encore, de s’en libérer. Comment accepter cette maladie qui ronge sa mère à petit feu ? Et comment accepter de la voir, elle, changer petit à petit de visage et souffrir chaque nuit en silence ?

La compagnie ALia nous a rejoint au Lieu pour travailler sur un seul en scène adapté de l’oeuvre « Un obus dans le coeur » de Wajdi Mouawad. Un texte qui voyage au cœur des souvenirs de Wahab, qui, tantôt l’assaillent, tantôt le guident. Il suit un chemin qui le propulse dans le passé, afin de retrouver et d’accepter celle qu’il a si longtemps fuit.

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Compagnie Le Chant des Rives – « La douzième nuit »

Rescapée d’un naufrage où son frère jumeau a péri, la jeune Viola arrive devant le royaume d’Illyrie aux allures de boîte de nuit, dirigé par le duc Orsino et dans laquelle la comtesse Olivia a ses quartiers. Pour se protéger, elle se travestie en homme et se fait engager par Orsino sous le nom de Césario. Sous ses habits masculins, Viola/Cesario devient rapidement le confident du duc, chargé de courtiser en son nom Olivia, qui tombe follement amoureuse de ce jeune homme, alors que Viola/Cesario s’est elle-même éprise d’Orsino.

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Compagnie FAYR Play – « DémoKratie ou le Triomphe de l’Amour »

Qu’est-ce que la(es) Démocratie(s) ? Comment faire Démocratie ?

La compagnie FAYR Play était en résidence Hors-les-murs au Perray-en-Yvelines pour peaufiner son dernier spectacle « DémoKratie ou le Triomphe de l’Amour ». Pour sa sortie de résidence, la compagnie a présenté sa création dans la Salle des Granges du Parc du Perray-en-Yvelines ! Sur scène, Yvan Richard raconte, avec beaucoup d’ironie, des expériences de vie où la Démocratie est souvent remise en question…

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Compagnie Quand Les Moules auront des Dents – « Mioches »

Camille et Adèle de la compagnie Quand les Moules auront des Dents est arrivée en résidence au Lieu pour travailler sur son prochain spectacle.

Après son spectacle sur la vieillesse « Germaine et Germaine », la compagnie retourne en enfance avec la création de « Mioches », spectacle prévu pour 2021. Les personnes âgées de la Résidence Saint-Jacques du Perray-en-Yvelines sont venues à l’occasion, pour rencontrer et découvrir l’univers de ces deux artistes.

« Quand les Moules auront des Dents, c’est l’envie sérieuse de ne pas se prendre au sérieux pour provoquer de sérieux fous rires dans un théâtre de rue absurde et engagé ! »

Catégories
En 2019 - (en cours d'actualisation)

Compagnie Aperçues – « Loretta Strong »

La Compagnie Aperçues est venue en résidence pour travailler sur la mise en scène et l’adaptation du texte Loretta Strong – écrit dans les années 70 par l’argentin Copi – pour en faire un spectacle.

« Loretta Strong parle de sexualité, de violence, de fantasmes à travers un humour très cru et une extrême sensibilité.

Loretta Strong est une diva qui accouche de rats et perd sa mémoire.

Loretta Strong parle de folie, de fantasme, de délire, d’agonie, de théâtre, de jeu, de planètes et de vaisseau spatial.

Loretta Strong est un clown, une femme, un homme, un monstre, Brigitte Fontaine, une mannequin d’Helmut Newton, une star du rock, une ménagère, une actrice déchue, une amante frustrée, une femme seule, une cannibale…

Loretta Strong « pulvérise » le 4ème mur, pour retrouver un dispositif de cabaret, avec un rapport direct aux spectateurs, un humour franc et grinçant.

Enfin, dans des moments de grand lyrisme, Loretta Strong devient une véritable tragédienne racinienne, et l’épique l’emporte… »