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En 2020 - (en cours d'actualisation)

Collectif FÜT FÜT – REQUIEM À BOSSE

[EN RÉSIDENCE DU 16 AU 20 NOVEMBRE]

 

Quatre compères du collectif Füt Füt ont été accueillis au Lieu pour leur spectacle en création.

Requiem à Bosse, c’est une conférence clownesque et tout public. Un pécheur en eaux troubles, un poète illuminé, une engagée dépassée, un scientifique tarabiscoté : quatre personnages se réunissent autour d’une table pour faire entendre la voix de celle qu’on n’entend plus : la Baleine à bosse. Et l’heure est grave.

 

https://futfutcollectif.fr/index.php/portfolio-items/requiem-a-bosse/

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En 2020 - (en cours d'actualisation)

Collectif LA MEANDRE – ALORS C’EST VRAI

[EN RÉSIDENCE DU 26 AU 31 OCTOBRE]

 

La compagnie La Méandre est issue du collectif du même nom, composé d’une vingtaine d’artistes et basé à Chalon-sur-Saône. L’équipe d’Alors C’est Vrai est venue au Lieu pour une étape de travail sur ce prochain spectacle.

En déambulation, le public est invité à partir au Maroc. À l’intérieur de ce voyage, le public suit le récit d’une jeune femme portant les traces d’un pays qu’elle n’a jamais rencontré. Il la rejoint pour le décollage. Ensemble, ils traverseront la frontière imaginaire et parcourront différents espaces pour la première fois, comme elle, afin de rejoindre les montagnes de l’Atlas et de découvrir sa famille.

Alors c’est vrai ?

 

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En 2020 - (en cours d'actualisation)

Cie TOUT EN BLOC – RACONTE MOI LA DEMOCRATIE

[EN RESIDENCE DU 19 AU 24 OCTOBRE]

Pauline Loriferne propose avec la compagnie Tout En Bloc un spectacle jeune public autour de l’histoire de la démocratie en France et en Europe, notamment à travers la révolution française.

C’est sur le deuxième volet de ce seule en scène ludique qu’elle est venue travailler, en résidence au Lieu, et en partenariat avec la ville du Perray en Yvelines. Dans la salle mise à disposition par la municipalité, c’est un spectacle sur la démocratie au temps de la Seconde Guerre mondiale qui a commencé à voir le jour.

http://www.compagnietoutenbloc.com/p/raconte-moi-la-democratie.html

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En 2020 - (en cours d'actualisation)

compagnie Décor Sonore – Urbaphonix

EN RESIDENCE DU 08/07 AU 12/07

 

Urbaphonix est une équipe mobile de cinq personnages intervenant dans le paysage sonore, en direct, in situ. Un quintet mobile de musique concrète appliquant le précepte de John Cage : « Si un son vous dérange, écoutez-le ». Aucune exécution n’est identique à une autre ; mieux, chaque performance n’a de sens et n’est possible que là où elle se donne. L’une de ses règles essentielles est de n’utiliser que les sonorités présentes sur le site, aucun « instrument de musique » extérieur ni programme sonore préenregistré. Les objets de la ville, considérés comme des instruments, sont amplifiés pour les donner à entendre, non pour les transformer.

 

http://decorsonore.org/fr/

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En 2020 - (en cours d'actualisation)

Nona Parque – Quand viendra le déluge

EN RESIDENCE DU 07/06 AU 13/06

Pour la compagnie Nona Parque, pas de scène, mais un apéro apocalyptique. L’objet de la résidence est la création d’un spectacle interactif qui interroge l’idée de l’effondrement.  Les spectateurs sont conviés à discuter du meublement d’un bunker de survie, de la culture vivrière en devenir, et  influent donc, sur le développement de l’histoire et sur la mise en avant de certains aspects du drame.

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En 2020 - (en cours d'actualisation)

Les Démeninges – SLAM’PARLE, les coulisses de mes slams

EN RESIDENCE DU 27/07 AU 02/08

La création sur laquelle Virginie Séba vient travailler au Lieu vous fait pénétrer dans les coulisses de la création de ses slams. Choisissez un thème, tirez un titre et Virginie vous dévoilera les coulisses d’écriture de son texte avant ou après son interprétation, a capella ou accompagnée de musiciens et de chanteurs. Pour conclure ce voyage poétique très personnel, Virginie ouvre le dialogue en interprétant Je prends des risques et invite les spectateurs à partager leur propre risque si bon leur semble.

4 slameuses, Jessica, Aline, Tania et Virginie ont créé Les Déméninges en septembre 2019, après avoir été membres actifs durant plusieurs années du collectif Slam Ô féminin. Le collectif Les Déméninges a pour vocation de promouvoir l’expression poétique sous toutes ses formes, de la création à la diffusion, en groupe ou en solo.

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En 2020 - (en cours d'actualisation)

Fanfare Gipsy Pigs – Les Fêtes du Grand Là-bas

EN RESIDENCE DU 10/08 AU 17/08

Dans cette nouvelle création collective pour la rue, les 8 fanfaristes du Pigswana Orchestra (aka la Fanfare Gipsy Pigs) rendent hommage à toutes leurs origines avec générosité et irrévérence mêlant faits historiques et fake news de leur crû (l’étymologie du terme FANFARE proviendrait de l’ancien espagnol fanfa : vanterie et vraisemblablement du mot arabe farfâr : bavard, inconstant).
Sous une prime apparence de concert énergique et festif de rue, on assistera bien au fur et à mesure à une performance délurée retraçant la petite et grande histoire de leur Pigswana natal, le « Grand là-bas ».

http://www.gipsypigs.com/?lang=fr/

 

photo : © Maxime Jannin

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En 2019 - (en cours d'actualisation)

Collectif Nose – Jeanne Barret, exploratrice travestie

En résidence du 9 au 15 septembre.

Cette création propose le récit de la vie de Jeanne Barret. Cette botaniste du XVIIe est notamment la première femme à avoir fait un tour du monde complet, au nom de la connaissance du vivant. Au travers de cette figure, le Collectif Nose partage ses préocupations quant à l’écologie et l’intolérence grandissante de nos sociétés. C’est la soif de découvrir et de comprendre qui est mise en lumière dans ce spectacle onirique, comique et musical.
Le spectacle est porté par Laurent Franchi, Méloée Ballandras, Florent Burgevin et Maximilien Becq Giraudon.

Né en 2011, le Collectif Nose est initialement issu de comédiens de l’Ecole Departementale de Théâtre du 91. Dans son évolution et au fil des spectacles, il garde 3 lignes directrices : la création, la transmission et l’expérimentation.

 

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Artistes accueillis En 2020 - (en cours d'actualisation)

Compagnie Bidule-truc – Tient qu’à un fil

©Laure Nathan

EN RESIDENCE DU 21/09/2020 AU 25/09/2020
Portée tout fraîchement par la structure « Compagnie viens voir en face » qui fait des spectacles de théâtre, contes et marionnettes, la compagnie Bidule-truc propose les spectacles solo d’Adeline Dautreppe, dont le prochain : Tient qu’à un fil, en conception pendant sa résidence.

Tient qu’à un fil est un projet né à l’issue du stage « Corps à corps : manipulation de matériaux, mouvement et écriture », suivant une méthode inspirée de la pédagogie de Philippe Genty.  La création est un solo clownesque de manipulation de fil de fer, marionnettes et mouvement.

Adeline est par ailleurs investie dans le collectif Curry Vavart, notamment  au travers du TDI (théâtre à durée indeterminée) : https://curry-vavart.com/tdi.htm 

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En 2019 - (en cours d'actualisation) FAIS PAS GENRE !

Émeline et Stéphanie

Pourrais-je suivre les pas de Rosa Parks, Marie Curie, Simone Veil… ?

Jeune fille ambitieuse, rien ne m’arrêtait. Mon but était de réussir. Je voulais enfin rendre ma famille
fière, me sentir utile, me sentir quelqu’un.
Jeune fille ambitieuse, je rêvais de devenir médecin. C’était le but de ma vie. Si important pour moi
et pour lequel j’aurais tout donné. Il rythmait mes journées, justifiait mes angoisses et me donnait la
force d’avancer.
La place de la femme dans le monde du travail reste un combat et je voulais moi aussi me battre. Je
voulais me prouver, et prouver au monde que j’en étais capable. Tant de femmes ont marqué
l’histoire de notre monde, de Rosa Parks à Marie Curie, de ma mère à Simone Veil, en passant par
Malala Yousafzai. Et pourquoi pas moi ? A mon échelle, pourquoi je n’aiderais pas à changer le
schéma ?
Je voulais montrer à ces hommes et ces femmes que je pouvais le faire. Je voulais participer à
l’abolition de ces clichés, de ces paroles, de ces douloureuses insultes qui rappellent sans cesse aux
femmes que leur place est à la maison, près des enfants, à être aimantes et loin des finances.
Gérer d’une main de maître un travail, un budget, une vie sociale
Ma mère a été seule à m’élever, avec mon frère : j’ai donc eu la chance de voir ma mère sans ces
clichés de la femme qui fait uniquement les courses, les machines, qui aime le rose.
La vie m’a donné cette chance de répondre que oui, une femme peut être le chef d’une maison, peut
gérer d’une main de maître un travail, un budget, une vie sociale et ses deux enfants. Ma mère a su
me montrer que, nous aussi, nous pouvions faire de grandes choses sans la nécessité d’une présence
masculine.
Je me répétais que j’avais des envies, des projets, des rêves. Sans l’avis de personne, juste pour moi,
j’y arriverai. Je croyais en moi. Mes amis me faisaient confiance, et quand je doutais, ils étaient là
pour m’aider. Ma mère m’a toujours encouragée dans mes choix, elle voulait mon bonheur et ne
m’a jamais mis de barrière face à qui j’étais et ce que je voulais.
Une place dans une belle cuisine
Il a suffit d’une lettre, une seule, reçue au début de cette année scolaire, pour m’enlever cette
confiance. Parce qu’il n’y a rien eu dans ma vie de plus décourageant, de plus douloureux que de
recevoir une lettre de mon paternel absent depuis plus de dix ans où il me souhaitait une unique et
seule chose pour ma future vie : réussir à faire de bons gâteaux et bien faire le lit de mon frère chéri
qui va très vite revenir, fatigué par ce beau métier d’homme fort qui pourrait lui coûter la vie. Il n’y a
rien de plus destructeur… Quand l’unique réussite que l’on destine à sa fille, c’est une place dans
une belle cuisine.Un homme qui, il y a bien trop longtemps, m’a tant chérie. Un homme qui a marqué à l’aiguille dans
sa peau mon visage de petite fille angélique. Un homme qui revient dans ma vie après tant d’années,
détruit par la folie de sa boisson, qui m’enlève tout par ses simples mots qui pourtant me font tant
de choses.
Jeune fille ambitieuse, jeune fille malheureuse. Les larmes douces et limpides sur mes joues
dansaient et s’évadaient libres et salées. Dans le doute face à ses mots, je me suis sentie si vide, mon
cœur était meurtri.
Je n’ai pas envie de lui donner cette force, de lui donner raison. Mais quand je doute, ses mots
vibrent encore et je pense malheureusement que pour encore longtemps, ils vibreront. Je m’en veux
que ses mots tournent encore dans ma tête. Mais mon ambition ne mourra pas, je ne lâcherai pas
mes objectifs.